Fiche bibliographique

Mauclair Camille - "La crise de la jeune peinture française"
Bibliothèque universelle et Revue Suisse-n°182-T61-

-Lausanne
février 1911 p.359
Contenu sur Girieud
(...) Sous prétexte de placer les aînés auprès de leurs descendants, - car les fauves se réclamaient des parentés les plus augustes, on réunit des œuvres d'Ingres, de Corot, de Courbet, de Monticelli, de Berthe Morizot, qui attirèrent, à bon droit, le public. A la vérité, ces maîtres, étant morts, ne pouvaient protester contre l'usage abusif qu'on faisait de leur oeuvre; car par une étrange conception, le Salon se présentait en justicier réparateur de toutes les iniquités d'antan, et déclarait sien tous les artistes méconnus. Cette prétention faite pour enthousiasmer la jeunesse ne parvenait pas à faire comprendre en quoi des maîtres savants et scrupuleux, jadis combattus à tort, eussent pu approuver les toile de MM. Matisse, Kees van Dongen Friesz, de Vlaminck, Derain, Girieud, Puy, Manguin ou Braque, pour n'en citer que quelques-uns, toiles insensées, chaotiques, puériles, aussi mauvaises dans leur genre que le pire Bouguereau dans le sien; (....)

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