| De la poésie, la Toilette de Vénus de M. Girieud et la Bethsabée de M. Lombard en débordent également, et il faut féliciter chaleureusement ces deux excellents peintres d'être revenus à ces thèmes généraux, éternels, à ces intarissables sources d'inspiration que sont des sujets comme ceux qu'ils ont traités. Si je les rapproche aussi étroitement l'un de l'autre, c'est que, malgré leurs différences de tempérament et d'éducation, il y a entre eux de nombreuses affinités : leur façon de composer, l'importance qu'ils donnent dans leurs œuvres au paysage, tout en le subordonnant au caractère et au traitement des figures, enfin l'espèce d'exaltation lyrique dont on les sent tous deux possédés et que j’appellerais si je ne craignais de leur attirer le dédain de certaines gens, "l'ivresse méditerranéenne". Etudier avec soin leurs envois de cette année; je ne crois pas que vous puissiez résister à l'extraordinaire séduction qui s'en dégage. Cela est très tendre et très fort à la fois, très passionné et très pur, et cela a du style. |