| (....)Le peintre Girieud a refusé d'abord de se spécialiser dans la production de natures mortes. Puis c'est la peinture sur toile qui n'a point paru suffire à son activité. L'étude approfondie qu'il fit sur place des Florentins et particulièrement des Sienois des XIV° et XV° siècles lui communiqua voici quelque dix ans l'ambition de concourrir à la renaissance de la fresque : l'oeuvre qu'il a peinte sur les mur de la chapelle de Pradines chez M. Douglas Fitch à côté de G. Dufrénoy et Alfred Lombard prouve que la tâche n'ecxède point ses force. (....) Durrio et Girieud ont réagi contre des tendances faussement égalitaires dont le triomphe complet eut conduit l'artiste à n'être plus qu'un ouvrier. Ils ont pensé qu'on pouvait rendre ses droits à l'imagination et par suite sa place à la composition sans se voir accuser de littérature. Cette pensée féconde(....)nous a valu ces toiles de Girieud sagement équilibrées où les belles formes humaines et les nobles horizons semblent emprunter les uns aux autres une part de leur puissance d'émotion et s'associer pour communiquer plus d'éloquence au langage des lignes et des couleurs. (....) |