| Pierre Girieud a passé l'an dernier, durant la belle saison, plusieurs mois en Grèce, et il a rapporté de son séjour une trentaine de toiles qu'il a exposées à la galerie Druet. Il a beaucoup observé, mais il a aussi beaucoup médité sous le ciel de l'Hellade. Il s'est imprégné non seulement de la lumière, du caractère de Delphes, d'Athènes, de Délos, mais encore de leur âme. Il a fait le tour de l'Acropole et l'a fixée sous plusieurs aspects, dans des cadres divers, avec une lumière différente. Il a peint aussi une suite de petits tableaux, d'une facture sobre, où tout n'est qu'harmonie, les monuments avec leurs proportions équilibrées, les ruines, les ondulations des terres, les verdures, les cyprès, les oliviers. Tout cela apparaît à la fois simple et grand. Girieud, à vrai dire, latin d'origine, esprit nourri d'humanisme, habitué à traduire les sites de Provence, était bien préparé pour rendre la poésie de la Grèce. Il semble que ses dons y ont trouvé leur plein épanouissement. On ne peut atteindre à plus de noblesse dans la vérité. - Reproduction paysage |