| (...)Cette exposition révèle quelque chose de plus réconfortant qu'un grand talent individuel, une nouvelle foi qui germe. Après Cézanne, après Puvis, des hommes se sont rencontrés qui, sous l'écorce de la vie décrite par l’impressionnisme avec la splendeur que l'on sait, cherchent à reconstituer sans hâte la charpente encore grossière de ses organes essentiels... Camoin, Boudeau-Lamotte, Biette, Lempereur, Girieud, Durenne, De-borne, Manguin, À. Bourgeois, Delannoy, Bréal, Valloton, Braut, Marquet, surtout Bonnard, surtout Pierre Laprade, condensateur ardent de la substance universelle et presque grand peintre aujourd'hui, surtout Henri Matisse, grave, sévère, concentré, amant fruste de la matière, peut être grand peintre demain, surtout Martel, esprit puissant et taciturne, surtout Albert André, le plus expressif, le plus pur et le plus intime de tous; (....) |