| Un des bénéfices du dernier mouvement extrémiste en peinture est le retour au sentiment des valeurs et à l'étude du dessin. Aux bigarrures brutalement sabrées au couteau, à la trahison constante du volume des corps par le régime tyrannique des déformations, succède un nouvel ordre bienfaisant. Le piquant de l'affaire, c'est que cette réaction est due dans une certaine mesure aux recherches austères et ingrates des cubistes. (....) Le souci des valeurs justes, l'amour de la ligne probe préoccupe actuellement la plupart des peintres. Le résultat de cette inquiétude est une dépréciation, peut-être momentanée, du sujet. (...) Poussant le dédain du sujet jusqu'à l'extrême, quelques artistes, et non des moindres intitulent leurs toiles : Peinture ou Composition, selon que le goût de peindre l'emporte sur celui de composer et vice versa. (...) Parmi les compositeurs M. Girieud assemble selon une règle propre des éléments sévérement triés,se rencontrant sur le thème adopté avec MM. Sabbagh et Conrad-Kickert |