| Deux peintres qui, s'ils ont été groupés sous une même étiquette il y a quelque quarante ans, s'apparente difficilement aujourd'hui. (...)
L'art de Girieud, aux couleurs plus ternes mais plus puissantes, offre davantage de qualités. Ce peintre est représenté par plusieurs toiles, toutes empruntes de tristesse austère qui ne manquent ni de grandeur ni de force. Les sujets varient peu, ce sont presque toujours des paysages dépouillés, comme hors du temps. Monts arides, rochers massifs, qui l'ont inspiré par leur dureté et dont la désolation même apporte l'élément pathétique dans l'oeuvre. Œuvres travaillées en pleine pâte, dans laquelle Girieud a enfermé toute sa foi intérieure et où il atteint un équilibre rare, riche et glacé. |