| (....) Avec Pierre Girieud, c'est aussi un demi-siècle de peinture française qui défile devant nos yeux. D'abord un art vibrant, coloré, à tendance monumentale, qui trouve son épanouissement dans le fauvisme. Puis cet art se dépouille, devient austère. Et au contact des maîtres Siennois retrouve une sorte de classicisme qui n'est pas sans grandeur. Le coloriste est devenu tendre, le dessinateur puissant des grands nus de 1911 recherche le style, atténue sa palette et la rend même volontairement sévère. La Grèce et l'Italie, et sans doute aussi la Provence, qu'il aima profondément, ont réussi à dompter le fauve. De cette exposition les jeunes artistes pourraient tirer une leçon. (....) |