| Le Salon d'Automne est marqué cette année par d'importantes expositions posthumes : celles d'Othon Friesz, de Pierre Girieud, de Charles Walch, de Maurice Le Scouëzec, de Péterelle, d'Albert Sardin (....)
Pierre Girieud, qui avait vu le jour à Marseille en 1876, était l'un des plus cultivés des peintres de sa génération. Il fréquentait les poètes. Ses premières œuvres le montre très près des futurs fauves. Avec eux il expose un Hommage à Gauguin dont on feint souvent de ne plus se rappeler. Il fut toujours attiré par la décoration et en laisse plusieurs qui sont très importantes. Son admiration pour les maîtres siennois lui fit reprendre contact avec le classicisme. Et aussitôt il peignit des compositions pleines de style inspirées surtout par la Provence et par la Grèce. Ses portraits sont d'une froideur pleine de noblesse, ses grandes figures nues d'une belle pureté et d'une austérité qui déborde jusqu'en ses tableaux de fleurs. On verra parmi celles-ci son Eloge à la Beauté nue, oeuvre dans laquelle il semble avoir retrouvé la manière et surtout l'inspiration des grands maîtres. Ce fut aussi un beau lithographe qui consacra plusieurs album aux dieux et déesses antiques. (....) |