| M. Girieud progresse étonnamment. Depuis sa Tentation de saint Antoine des Indépendants de 1904 jusqu'à ses Nus d'aujourd'hui, en passant par ses études de fleurs décoratives du dernier Salon d'Automne, il n'a cessé de produire des oeuvres où s'affirment des dons de lyrisme rares chez nos peintres actuels - qui préfèrent si souvent l'agrandissement photographique aux concepts de l'imagination, Girieud est un des décorateurs de demain. Qu'on li donne une vaste surface murale à couvrir, des vitraux à composer et vous verrez ce peintre de pivoines, d'iris et d'hortensias suivre les traditions de nos fresquistes. Je crois savoir qu'il est parti, ces jours-ci pour Sienne. Puisse l'art italien exercer sur ces deux tempéraments une influence aussi bienfaisante que dont un Maurice Denis, par exemple, a su bénéficier. La discipline romaine n'est efficace qu'à ceux qui vont là-bas sûrs de demeurer eux-même. |